Ce samedi, la coalition d’opposition et de la société civile Wakit Tama avait prévu de manifester pour protester contre la gestion du pays par les autorités de transition. Mais ceux qui se sont rassemblés dans les rues de Ndjamena ont été dispersés par les forces de l’ordre. La coalition et les autorités n’ont pas trouvé d’accord sur le parcours du rassemblement.

La police a chargé alors que les manifestants, visiblement plus nombreux que d’habitude, tentaient de se regrouper au niveau du rond-point à double voie. C’est là que Wakit Tama avait donné rendez-vous à ses militants pour cette marche qui devait aller du rond-point jusqu’au grand stade de la ville.

Pour la police, les marcheurs devaient respecter l’itinéraire habituel des marches, qui va plutôt du rond-point Hamama au Palais du 15 janvier. Un itinéraire que Wakit Tama n’a pas accepté, avançant des arguments stratégiques.

Des tirs de gaz lacrymogènes ont été effectués par les forces de l’ordre pour dispersée la foule. Autour du rond-point et dans un périmètre d’environ 500 mètres, l’air était irrespirable. Dans les concessions comme dans les ruelles, des habitants on tenté de réduire l’effet des grenades lacrymogènes en s’aspergeant d’eau.

D’autre part, les manifestants ont aussi tenté de harceler la police qui patrouillait dans les rues et ruelles autour de ce rond-point du 7e arrondissement de la capitale.

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