Le mandat de dépôt qui a conduit à l’arrestation de l’ancien président de la Cour constitutionnelle fait suite aux nombreuses dénonciations faites par le ministère de la Justice qui accuse Mohamed Lamine Bangoura de détournements de fonds public.
Selon la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief), l’ancien président de la Cour constitutionnelle disposerait d’immeubles en Guinée et dans la sous-région évalués à des centaines de millions de francs CFA.
La mise en détention de Mohamed Lamine Bangoura serait donc l’aboutissement des enquêtes relatives aux faits qui lui sont reprochés, selon le juriste guinéen Mamoudou Diakité. « Il faut rappeler que la détention provisoire est une mesure conservatoire qui vise à préserver l’intégrité de l’enquête, à empêcher la personne mise en cause de procéder à des manœuvres pour faire par exemple disparaître des preuves. Donc la suite logique est l’aboutissement des enquêtes, éventuellement la prise d’une ordonnance de renvoi devant la cour et éventuellement le jugement qui va aboutir soit à la condamnation où l’acquittement si les preuves ne sont pas suffisantes pour juger le présumé coupable. »