Les députés éthiopiens ont créé, dans une résolution adoptée mercredi, une commission d’enquête sur les récents « massacres inhumains de civils » dans le pays.

Ils citent plusieurs régions, sans faire explicitement référence à la plus récente tuerie, perpétrée lundi dans la zone administrative de Qellem Wollega de l’Oromia, région la plus vaste et peuplée du pays. L’attaque a visé des Amhara, la deuxième plus importante communauté ethnolinguistique après les Oromo.

Mercredi, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a appelé à une enquête sur « les attaques sur le territoire de Wollega » et pressé les autorités éthiopiennes « de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils, notamment les minorités, et empêcher de tels événements ».

Dans sa résolution, votée lors d’une « session spéciale sur la situation sécuritaire actuelle », « la Chambre des représentants du Peuple (…) condamne fermement les tueries aveugles de civils et de membres des forces de sécurité » dans plusieurs régions du pays, auxquels il est « nécessaire de fournir une solution ».

« Il a été décidé de former une commission spéciale (…) pour enquêter sur le sujet, afin que la Chambre et le peuple aient suffisamment d’informations, ainsi que pour formuler des recommandations pour des mesures ultérieures », selon le texte.

Rappelons qu’en début de semaine, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait accusé l’Armée de libération oromo (OLA), rébellion active depuis 2018 en Oromia, d’être responsable du massacre dans la zone de Qellem Wollega, dans l’extrême ouest de l’Éthiopie. Tous espèrent aujourd’hui que la situation se calmera vraiment d’ici peu.

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