Une refondation politique, économique et sociale du Gabon

Au-delà du processus politique, cette période a été caractérisée par de nombreuses actions concrètes dans les domaines social, économique, financier, militaire, diplomatique et administratif. Plusieurs décisions ont concerné le paiement des dettes de l’État, la régularisation des pensions, le lancement de grands projets, la réforme des institutions et la relance des investissements.
Aujourd’hui, avec la fin officielle de la transition et le retour à l’ordre constitutionnel, cette période est présentée par les autorités comme celle d’une refondation nationale.
Dialogue national, nouvelle Constitution et fin de la transition
L’un des engagements majeurs pris au début du processus était de rendre la parole au peuple et de construire de nouvelles institutions plus solides. Pour atteindre cet objectif, les autorités ont organisé un dialogue national inclusif réunissant des représentants des partis politiques, des associations, des syndicats et des différentes régions du pays.
Ce dialogue avait pour mission de proposer des réformes destinées à améliorer le fonctionnement de l’État, renforcer la démocratie et garantir une meilleure gestion des ressources publiques.
À l’issue de ces consultations, un projet de nouvelle Constitution fut rédigé. Ce texte introduisait plusieurs changements importants dans l’organisation des pouvoirs publics et visait à renforcer l’équilibre entre les institutions.
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« Cette Constitution doit être le socle de notre stabilité. Elle doit empêcher les dérives, protéger les citoyens et garantir que le pouvoir sera toujours exercé dans l’intérêt du peuple gabonais », déclarait M. Nguema lors de la présentation du projet.
Le référendum constitutionnel organisé pendant la transition permit aux citoyens de se prononcer sur ce nouveau texte. Le résultat du vote donna une large majorité en faveur de l’adoption de la Constitution, ouvrant ainsi la voie à la mise en place de la nouvelle République.
Après cette étape, le calendrier électoral fut respecté avec l’organisation de l’élection présidentielle. Ce scrutin marqua la fin officielle de la transition et le retour à l’ordre constitutionnel. L’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema au suffrage universel confirma la volonté de poursuivre les réformes engagées depuis 2023.

Dans son discours après l’investiture, le chef de l’État déclara : « La transition est terminée. Le temps de la refondation commence. Nous devons maintenant travailler avec discipline, avec courage et avec justice pour construire le Gabon que notre peuple attend. »
La mise en place des nouvelles institutions, du gouvernement et du Parlement permit de stabiliser définitivement la situation politique. Pour de nombreux observateurs, la réussite de cette transition constitue l’une des réalisations les plus importantes de cette période, car elle a permis d’éviter des troubles et de maintenir l’unité nationale.
Mais au-delà des réformes politiques, les autorités avaient également promis des actions concrètes dans le domaine social et économique. C’est dans ce contexte que furent lancées les opérations de paiement des dettes publiques, de régularisation des pensions et de restructuration des finances de l’État, considérées comme une priorité pour rétablir la confiance entre le gouvernement et les citoyens.
Paiement des dettes publiques, pensions et assainissement des finances de l’État
Au début de la transition, la situation financière de l’État gabonais était marquée par l’accumulation de dettes intérieures importantes, des retards dans le paiement des pensions et de nombreuses difficultés dans la gestion administrative. Le nouveau pouvoir avait alors fait du rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens une priorité absolue.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema avait annoncé dès les premières semaines que les engagements financiers de l’État seraient honorés et que les retraités, les fonctionnaires et les agents publics ne seraient plus laissés dans l’attente.
« Un État sérieux doit respecter sa parole. Nous devons payer ce que nous devons et réparer les injustices qui ont trop longtemps pénalisé nos compatriotes », avait-il déclaré au cours d’une rencontre avec les représentants des retraités.
Une vaste opération de régularisation administrative fut alors lancée. Des milliers de dossiers de retraités civils et militaires furent réexaminés, permettant la reprise du paiement de nombreuses pensions restées bloquées pendant plusieurs années. Selon les chiffres communiqués par les autorités, plusieurs dizaines de milliers de bénéficiaires ont été concernés par ces opérations de régularisation, ce qui a permis d’apaiser les tensions sociales et de redonner du pouvoir d’achat à de nombreuses familles.
Parallèlement, le gouvernement a engagé une restructuration de la dette intérieure afin d’assainir les finances publiques. Cette opération a porté sur plus de 500 milliards de francs CFA de titres publics. Une partie de la dette à court terme a été transformée en dette à long terme, ce qui a permis de réduire la pression immédiate sur le budget de l’État.
Cette réforme financière a été accompagnée d’un meilleur contrôle des dépenses publiques et d’un audit de plusieurs administrations et entreprises publiques. Brice Clotaire Oligui Nguema avait alors rappelé que la rigueur dans la gestion des ressources était indispensable pour préparer l’avenir.
« L’argent public appartient au peuple. Chaque franc doit servir au développement du pays et non à des intérêts particuliers. Nous devons changer nos habitudes pour construire un État plus fort », avait alors souligné le chef de l’État.
Ces mesures ont permis de restaurer la crédibilité financière du Gabon auprès des partenaires économiques et des institutions financières, ouvrant la voie à de nouveaux investissements. Dans le même temps, le gouvernement a poursuivi le paiement régulier des salaires et des pensions, tout en travaillant à la modernisation des procédures administratives afin d’éviter les retards du passé.
Pour les autorités, cette phase d’assainissement des finances publiques constitue l’une des bases essentielles de la refondation engagée depuis 2023.
Grands projets, infrastructures et relance de l’économie nationale
Après la stabilisation politique et le début de l’assainissement financier, les autorités ont lancé plusieurs projets destinés à relancer l’économie et à moderniser les infrastructures du pays. Brice Clotaire Oligui Nguema a placé le développement au centre de son action, affirmant que la transition ne devait pas seulement être politique, mais aussi économique et sociale.


« Le Gabon doit produire, transformer et construire. Nous ne pouvons plus dépendre uniquement de nos ressources naturelles sans développer nos infrastructures et notre industrie », disait-il à l’époque.

Parmi les projets les plus importants figure la construction du port en eau profonde de Mayumba, dans le sud du pays. Ce projet stratégique doit permettre de faciliter l’exportation des ressources minières et de soutenir l’industrialisation. Le développement du gisement de fer de Bélinga fait également partie des grands chantiers annoncés. Ce projet prévoit la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire reliant l’intérieur du pays à la côte, ainsi que la création d’infrastructures industrielles.

Selon les estimations officielles, ces projets pourraient générer des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects et contribuer à diversifier l’économie nationale.
Dans le domaine de l’énergie, plusieurs projets de barrages hydroélectriques ont été annoncés afin d’augmenter la production d’électricité et de réduire les coupures dans certaines régions. L’objectif est de soutenir le développement industriel et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le gouvernement a également lancé des programmes de réhabilitation des routes nationales et de modernisation des infrastructures urbaines. Des travaux ont été engagés dans plusieurs provinces afin d’améliorer la circulation, faciliter le transport des marchandises et renforcer l’intégration du territoire.

La construction de logements et la rénovation de certains quartiers font aussi partie des actions annoncées pendant cette période. Ces programmes visent à répondre à la croissance de la population et à améliorer les conditions de vie dans les villes.
« Le développement doit se voir. Les Gabonais doivent constater par eux-mêmes que le pays avance, que les routes se construisent, que les projets se réalisent et que l’avenir se prépare », résumait-il.
Grâce à ces investissements, les autorités espèrent réduire la dépendance au pétrole et construire une économie plus diversifiée, capable de créer des emplois pour la jeunesse.
Renforcement des forces de défense, sécurité nationale et retour du Gabon sur la scène internationale
Depuis le 30 août 2023, la stabilité du pays a été présentée comme une priorité absolue par les nouvelles autorités. Issu des forces de défense, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a accordé une attention particulière à la modernisation de l’armée, à l’amélioration des conditions de vie des militaires et au renforcement de la sécurité nationale.
Au début de la transition, plusieurs mesures ont été prises pour réorganiser certains corps, régulariser des situations administratives et améliorer la prise en charge des personnels. Le paiement d’arriérés, la mise à jour des carrières et la modernisation des équipements ont été engagés afin de garantir une meilleure efficacité des forces de défense et de sécurité.
« Une nation forte doit pouvoir compter sur une armée disciplinée, respectée et bien équipée. La sécurité du Gabon est la condition de son développement et de sa stabilité », avait déclaré le chef de l’État.
Les autorités ont également renforcé la présence des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire afin de préserver la paix. Cette stabilité a été considérée comme l’un des éléments ayant permis d’éviter des troubles et de maintenir le fonctionnement normal de l’État.
Dans le même temps, le gouvernement a entrepris de rétablir la confiance avec les partenaires étrangers. Après le changement de régime, une diplomatie active a été engagée pour rassurer les États partenaires et les organisations internationales. Des rencontres ont été organisées avec plusieurs chefs d’État africains, ainsi qu’avec des institutions financières et des partenaires économiques. L’objectif était de garantir la continuité des projets en cours et de montrer que le Gabon restait un pays stable et ouvert à la coopération.
Après la fin de la transition et l’organisation des élections, le pays a progressivement retrouvé une situation politique normale sur la scène internationale. Les relations diplomatiques ont été maintenues et de nouveaux projets d’investissement ont été discutés avec différents partenaires.
« Le Gabon est un pays souverain, respectueux de ses engagements et ouvert au monde. Nous voulons travailler avec tous nos partenaires, dans la transparence et dans l’intérêt du peuple gabonais », avait-il lancé.
Actions sociales, jeunesse, services publics et bilan d’une période de refondation
Depuis le début du processus engagé en 2023, plusieurs décisions ont été prises pour répondre aux attentes sociales exprimées par la population. Le paiement des salaires, la régularisation de nombreuses situations administratives et la reprise des pensions ont constitué les premières mesures destinées à soulager les familles.

Le gouvernement a également lancé des programmes de réhabilitation d’écoles, de centres de santé et d’infrastructures publiques dans différentes régions du pays. Ces actions visent à réduire les inégalités entre les provinces et à améliorer l’accès aux services essentiels.
Dans le domaine de l’éducation, des efforts ont été engagés pour améliorer les conditions d’apprentissage, réhabiliter certains établissements et renforcer l’encadrement administratif. Dans le secteur de la santé, des travaux de rénovation ont été annoncés dans plusieurs structures hospitalières afin d’améliorer l’accueil des patients et les conditions de travail du personnel.
La jeunesse a été présentée comme l’une des priorités du nouveau pouvoir. Les projets d’infrastructures, les investissements industriels et les programmes de développement ont été mis en avant comme des moyens de créer des emplois et d’offrir des perspectives aux nouvelles générations.
« Notre responsabilité est de préparer l’avenir de notre jeunesse. Nous devons construire un pays où chaque jeune peut travailler, réussir et vivre dignement », avait affirmé la présidence gabonaise.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer l’unité nationale : « Nous devons tourner la page des divisions et travailler ensemble pour le Gabon. Aucun progrès n’est possible sans paix, sans justice et sans solidarité entre les citoyens. »
Avec l’adoption de la nouvelle Constitution, l’organisation des élections et la mise en place des nouvelles institutions, les autorités considèrent que la période de transition est désormais terminée et que le pays est entré dans une nouvelle phase.
« La refondation que nous avons engagée n’est pas la fin du chemin, c’est le début. Nous avons posé les bases, maintenant nous devons construire un Gabon plus fort, plus juste et plus prospère », a reconnu l’homme fort du Gabon.
Depuis le 30 août 2023, le paiement des dettes publiques, la régularisation des pensions, la réforme des institutions, la relance des grands projets, le renforcement de la sécurité, le retour de la stabilité politique et les actions sociales font partie des réalisations les plus souvent mises en avant par les autorités. Pour de nombreux observateurs, cette période restera comme l’une des plus importantes de l’histoire récente du Gabon, car elle marque le passage d’une phase de crise à une phase de reconstruction.
L’avenir dira si les réformes engagées permettront d’atteindre les objectifs annoncés, mais pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la direction est claire : « Le Gabon avance, et il continuera d’avancer avec le travail, la discipline et la confiance du peuple. »■
Codjo Prosper AKPOVI
