Le secteur minier ivoirien continue d’afficher une dynamique de croissance exceptionnelle. La compagnie minière canadienne Fortuna Mining évalue actuellement un projet d’envergure visant à étendre les capacités opérationnelles de la mine de Séguéla, située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cet investissement stratégique, estimé à 100 millions de dollars, pourrait accélérer de manière significative la trajectoire d’émergence économique du pays.
Une montée en puissance industrielle pour soutenir le boom aurifère national
La Côte d’Ivoire récolte les fruits d’une décennie de réformes et de prospections intensives dans son sous-sol. Entre 2015 et 2024, la production d’or de la nation ouest-africaine a connu une progression spectaculaire, bondissant de 23,54 tonnes à un niveau historique de 59 tonnes par an. C’est dans ce contexte de haute performance que s’inscrit l’initiative de Fortuna Mining à Séguéla.
Le projet d’extension à l’étude ambitionne de franchir un nouveau palier industriel. Les projections de la compagnie et des autorités ivoiriennes prévoient d’élever la capacité de traitement de l’usine d’exploitation de 1,75 million de tonnes de minerai par an à un rythme d’environ 2,3 millions de tonnes par an. Une telle augmentation permettrait d’optimiser l’extraction et de consolider la position de la Côte d’Ivoire parmi les principaux producteurs d’or du continent africain.
Modernisation technique et exploitation des réserves souterraines de Sunbird
La réalisation de cette extension à 100 millions de dollars nécessite la mise en œuvre de plusieurs chantiers d’ingénierie d’envergure sur le site de Séguéla, opérationnel depuis 2023. Le programme de modernisation technique s’articule autour de plusieurs priorités logistiques :
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La mise en service d’un nouveau broyeur industriel de grande capacité pour soutenir l’augmentation du tonnage quotidien.
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Le renforcement des réseaux et des installations électriques du site afin d’assurer l’alimentation stable et continue des nouveaux équipements.
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Le développement d’infrastructures complémentaires sur le site pour adapter les flux logistiques à cette nouvelle cadence industrielle.
Cette restructuration technique est d’autant plus stratégique que les équipes géologiques ont identifié des réserves souterraines prometteuses au niveau du gisement satellite de Sunbird. L’accès à ces ressources en profondeur garantit la viabilité à long terme du projet d’extension et ouvre de nouvelles perspectives d’exploitation pour les années à venir.
Des performances opérationnelles en hausse constante
L’analyse des performances récentes de la mine de Séguéla confirme son statut d’actif hautement stratégique. Après une mise en production réussie, le site a délivré 152 426 onces d’or en 2025, marquant une hausse de 10 % par rapport à l’exercice précédent. Pour l’année en cours, en 2026, l’opérateur s’est fixé un objectif de production ambitieux de 170 000 onces d’or. Au cours du seul premier semestre de cette année, près de 2,6 tonnes de métal précieux ont déjà été extraites des installations ivoiriennes.
Avant de lancer officiellement les travaux de construction sur le terrain, Fortuna Mining s’attelle à finaliser la mobilisation des fonds nécessaires et à obtenir l’ensemble des validations réglementaires et environnementales auprès des administrations compétentes. Pour rappel, la mine de Séguéla est détenue à hauteur de 90 % par Fortuna Mining, l’État ivoirien conservant une participation stratégique de 10 %.
Retombées socio-économiques : emploi local et recettes publiques
« Au-delà de l’enjeu industriel, l’exploitation de la mine de Séguéla représente un puissant levier d’inclusion économique pour la région, grâce à la création de richesses partagées et à la valorisation de l’expertise locale. »
Les bénéfices de cette aventure industrielle se mesurent également à l’échelle des communautés locales et du budget de l’État. Sur la durée de vie initiale de la mine, le projet génère d’ores et déjà plus de 500 emplois directs et indirects, avec une politique d’embauche qui privilégie activement la main-d’œuvre locale et le transfert de compétences techniques aux travailleurs ivoiriens.
Pour les caisses publiques, les retombées fiscales et douanières directes de ce projet sont évaluées à environ 80 milliards de FCFA sur la période d’exploitation. Si le projet d’extension est validé, ces retombées financières devraient mécaniquement augmenter, offrant à l’État ivoirien de nouvelles marges de manœuvre pour financer ses infrastructures publiques et ses programmes de développement social.
